Nos médicaments : un réel danger pour les poissons

Dernière mise à jour: mai 2019 | 477 visites

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Le taux de résidus de médicaments dans les eaux douces de surface ne cesse d’augmenter, avec une réelle menace pour les organismes aquatiques.

Une équipe néerlandaise (université Radboud) a étudié l’évolution sur vingt ans des risques environnementaux liés à la présence de résidus de médicaments dans près de 450 zones d’eau douce du monde. Un travail d’envergure, qui met en évidence une menace croissante. Les chercheurs se sont concentrés sur deux médicaments courants, un antiépileptique (carbamazépine) et un antibiotique (ciprofloxacine), dont l’utilisation a beaucoup augmenté ces dernières années. Question : quelle quantité gagne les eaux de surface ?

Le Monde explique : « Pour y répondre, les scientifiques ont développé une série de modèles statistiques reposant sur la consommation humaine de ces principes actifs, leur métabolisme dans l’organisme (notamment la part rejetée dans les urines et les selles), leur devenir dans l’environnement (dégradation, sédimentation et volatilisation) et leur neutralisation (très partielle) dans les stations d’épuration ». Ils ont ainsi pu estimer le « risque aquatique ».

Résultat : en une vingtaine d’années, le degré de risque médian, calculé sur l’ensemble des régions, a été multiplié par 10 pour l’antiépileptique et par 17 pour l’antibiotique. Conséquence : altérations hormonales chez les poissons, modification de leur comportement, baisse de la fertilité des crustacés, détérioration des populations bactériennes… Et on ne parle ici que de deux molécules, ce qui donne une idée de l’impact de toutes les autres…

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