Histoire de la création du rouge à lèvres

Histoire de la création du rouge à lèvres

À l’origine les rouges à lèvres étaient fabriqués selon l’antique formule de la pommade Rosat, un mélange d’huile végétale ou minérale concrétisée par des cires animales ou minérales et du beurre de cacao. Ce corps de pommade à lèvres était coloré par des racines d’orcanette.

Par la suite on colora ces mêmes corps gras avec des colorants organiques solubles au gras de façon à obtenir une plus grande diversité de teintes.

Pour avoir un plus grand pouvoir couvrant on songea à introduire un colorant insoluble pulvérisé et le premier employé fut pendant longtemps le carmin, les différentes teintes étant obtenues uniquement par une proportion plus ou moins grande de carmin.

Mais, le carmin employé seul, avait le défaut de donner une teinte plus ou moins corsée qui était, en fait toujours la même, et c’est pourquoi on modernisa les formules en colorant le corps non plus uniquement avec le carmin mais en remplaçant ce dernier par des laques dont la gamme déjà très étendue, permettait une bien plus grande diversité de teintes.

Ces rouges à lèvres avaient évidemment plusieurs défauts, non seulement ils ne restaient pas sur les lèvres, mais encore ils ne laissaient aucune trace visible et se transmettaient avec la plus grande facilité, des lèvres sur lesquelles ils avaient été mis, sur les épidermes des autres personnes s’approchant d’un peu trop près.

C’est alors que l’on songea à teindre en quelque sorte la muqueuse et pour cela à faire une émulsion aqueuse contenant un colorant soluble eau.

Le rouge à lèvres permettant le baiser était né!

Ce rouge lui-même était loin d’être parfait :
1 – il se déssèchait par évaporation de l’eau introduite.
2 – le colorant étant constitué presque exclusivement par une éosine soluble (eosinate basique) le même défaut que pour les rouges primitifs au carmin existait et la trace qui subsistait, malgré l’aspect un peu différent du crayon, était toujours à peu près la même.
3 – le fait d’être constitué par une émulsion dont l’eau s’évaporait après l’application, amenait un déssèchement rapide des lèvres et prédisposait, surtout en hiver, aux gerçures et autres inconvénients habituels.
4 – ces inconvénients étaient d’autant plus accentués et pouvaient même arriver à produire des désordres assez graves dans l’organisme, par l’emploi d’éosines solubles capables de pénétrer profondément dans la séreuse.

Pour remédier à ces différents inconvénients il a donc fallu recourir à une technique toute nouvelle pour la fabrication des rouges à lèvres qui a consisté dans la suppression complète de toute trace d’eau dans la composition du corps.

Il a donc été indispensable de rechercher d’abord les produits susceptibles de diffuser ces éosines dans la masse tout en leur permettant de venir en contact intime avec la muqueuse de façon à la teinter directement par la formation d’un sel résultant de sa propre fonction alcaline.

Effets des vitamines sur la peau dans les produits cosmétiques
Comment améliorer la circulation du sang dans les bras et les jambes